Les plantes issues de certaines nouvelles techniques génomiques et leur utilisation dans l'alimentation humaine et animale
Ce texte concerne la réglementation des végétaux obtenus par de nouvelles techniques génomiques (NTG), nouveau nom de certains OGM, qui modifient le génome des plantes pour les rendre plus résistantes, notamment face au changement climatique. Il vise à adapter la législation existante sur les OGM en créant un régime plus souple pour ces nouvelles techniques.
Le principal problème est l’assouplissement très important des règles de contrôle. Une large partie des NTG (dites NTG1) serait exemptée d’évaluation des risques, de traçabilité et d’étiquetage, ce qui empêche toute information claire des consommateurs et tout suivi des impacts environnementaux. Cela pose des risques majeurs pour la biodiversité, notamment en cas de pollinisation croisée et de contamination des cultures, avec des conséquences possibles sur l’agriculture biologique. Le texte est un cadeau à l’agrobusiness, il favorise également une privatisation accrue des semences via le brevetage, renforçant le pouvoir des grandes entreprises agro-industrielles et réduisant l’autonomie des agriculteurs. Enfin, l’absence de garanties fortes en matière de précaution est particulièrement problématique au regard des impacts potentiels irréversibles sur les écosystèmes.
J’ai donc voté contre.